La Cisticole des joncs

La Cisticole des joncs


Identification : dessus roux rayé de brun-noir; croupion roux uniforme; dessous blanc sale à roussâtre ; queue courte et arrondie, terminée de noir puis de blanc ; sexes identiques.

Nidification : nid très élaboré construit dès fin mars par les deux sexes, de forme ovoïde avec entrée latérale vers le haut, en feuilles, toiles d'araignées et duvet végétal. Ponte de 4 à 6 Œufs de coloration très variable, couvés pendant 15 jours; séjour des jeunes au nid, un peu plus de 2 semaines. 2 pontes annuelles.

Régime : insectes, araignées, petites graines

 

Cisticole des joncs

Cisticola juncidis 10 cm

 

Une série de notes monotones et obsédantes émises pendant plus d'une minute, Isip... Isip... lsip.... tel est le chant de la Cisticole des joncs.

La digue séparant la mer du marais est couverte de buissons de tamaris et d'herbe drue. Le fossé, en contre-bas, est partiellement envahi par des touffes de joncs et de carex. Tout à coup, une Cisticole s'élance en chantant vers le ciel, et décrit un large circuit onduleux avant de plonger et de disparaître dans l'épais tapis herbacé.

Très souvent, nous ne connaissons de cette Fauvette que cette apparition rapide du mâle et sa courte émission sonore, dont la répétition devient vite lassante pour l'oreille. Comme beaucoup d'espèces vivant dans les zones humides, la Cisticole préfère l'abri des plantes aquatiques au terrain découvert. Sa petite taille et son comportement discret expliquent pourquoi ses mœurs ne sont pas encore parfaitement connues. Les détails de la construction de son nid merveilleux ont été cependant minutieusement étudiés. Nous avons ici affaire à une véritable Fauvette couturière, d'une adresse stupéfiante pour percer de son bec les feuilles de graminées, les assembler à l'aide de fils d'araignées ou de fines lanières végétales et réaliser une construction à la fois solide, douillette et adroitement camouflée.